logo edito

RECONSTRUCTION MAMMAIRE

 

Le cancer du sein porte atteinte à un symbole de la féminité pouvant générer une perte de confiance en soi, et des difficultés à retrouver sa place de femme au sein de sa vie personnelle et sociale.

La chirurgie plastique permet d’aider les patientes à reconstruire leur image corporelle en redonnant un volume mammaire et de ne plus porter de prothèse externe.

La reconstruction mammaire a recours à de nombreuses techniques chirurgicales. Elle peut-être autologue (lambeau de grand dorsal à cicatrice courte ou lipomodelage exclusif) ou faire appel à l’utilisation de prothèses mammaires.

Le choix de la technique de reconstruction mammaire dépend de la qualité des tissus locaux, de la morphologie de la patiente, de l’aspect du sein controlatéral, des antécédents de radiothérapie.

Le résultat final d’une reconstruction mammaire nécessite plusieurs interventions chirurgicales : un projet thérapeutique personnalisé est défini avec la patiente.

Le résultat de la reconstruction mammaire sont très variables en fonction de la patiente et des traitements initiaux (radiothérapie).

Cette reconstruction est possible soit en même temps que l’ablation du sein, soit dans un second temps après les traitements complémentaires (1 an après la fin de la radiothérapie en cas de mastectomie totale, 2 ans si ablation mammaire partielle). Toute reconstruction est initiée après accord de l’ensemble de l’équipe de cancérologie.

Avant l’intervention, une échographie de la paroi thoracique et  une mammographie du sein controlatéral est nécessaire.

Un poids stable, normal ou proche de la normal est préférable avant l’intervention pour une pérennisation du résultat dans le temps.

L’arrêt du tabac est conseillé 1 mois avant et après l’intervention pour une cicatrisation de qualité et pour diminuer le risque de complications.

Les interventions se déroulent sous anesthésie générale. La durée varie de 2 à 4 heures en fonction de la technique. Il en va de même pour la durée de l’hospitalisation. La sortie se fait sans drains dans la majorité des cas.

Les suites de l’intervention sont marquées par un pansement maintenu jusqu’à la consultation de contrôle la semaine suivante. Un soutien-gorge de maintien doit être porté nuit et jour pendant un mois puis uniquement la nuit pendant un mois dans certains cas. Les douches ne sont pas autorisées jusqu’à la première consultation. Les massages des cicatrices et les patchs siliconés sont débutés à partir de 3 semaines. La baignade en piscine ou eau de mer est interdite avant cicatrisation complète. La conduite automobile est autorisée à partir de 15 jours. La reprise de la pratique sportive est autorisée à un mois et demi.

L’obtention du résultat final est à variable en fonction de la patiente et des traitements initiaux.

La reconstruction mammaire post cancer est pris en charge par la Sécurité Sociale mais il existe un complément d‘honoraires pour raison esthétique qui est précisé par devis lors de la première consultation dont une prise en charge plus ou moins importantes est possible selon votre mutuelle.

RECONSTRUCTION AUTOLOGUE

La reconstruction mammaire autologue regroupe le lambeau dorsal à cicatrice courte et le lipomodelage exclusif qui peuvent être associées pour améliorer le résultat et le volume. Ces techniques de reconstruction sont définitives dans le temps et offrent un résultat naturel qui évoluera avec la patiente.

LAMBEAU GRAND DORSAL AUTOLOGUE

Le lambeau grand dorsal autologue transpose le muscle grand dorsal avec différentes zones graisseuses du dos permettant ainsi un gain de volume supplémentaire. La palette cutanée peut être supprimée évitant ainsi l’effet patchwork.

Une réinjection de graisse ou lipomodelage est alors associée à distance (3 mois) : temps nécessaire pour que le sein reconstruit puisse recevoir au mieux la graisse permettant de parfaire le résultat (décolleté, projection, forme, volume …) et l’aspect de la peau. Une deuxième séance de lipomodelage est parfois nécessaire.

La technique a été optimisée grâce au Lambeau Dorsal à Cicatrice Courte (LDCC). Cette évolution de technique est très appréciée par les patientes diminuant la cicatrice dorsale qui vient se glisser sous le bras du sein reconstruit. Nous profitons de ce premier temps chirurgical pour réaliser une réinjection de graisse initiale dans la région intra-pectorale. Puis 1 à 2 séances de lipomodelage à distance pour le meilleur résultat possible.

LIPOMODELAGE EXCLUSIF

Cette récente technique de reconstruction mammaire autologue permet de reconstruire un sein par plusieurs transferts de graisse lors d’interventions espacées de 3 mois.

Il s’agit d’une technique séduisante réservée  aux patientes ayant un petit sein et présentant des « réserves graisseuses suffisantes ». Concrètement les indications sont actuellement limitée : moins de 10% des reconstructions mammaires.

RECONSTRUCTION PROTHÉTIQUE (NON AUTOLOGUE)

La reconstruction mammaire prothétique est actuellement la technique la plus utilisée et la plus simple.

Elle consiste à reprendre la cicatrice de mastectomie pour introduire l’implant mammaire sous les muscle grand pectoral. Elle est parfois associée à une ou deux séances de réinjection de graisse afin de parfaire le résultat et de dissimuler les pourtours de la prothèse.

Cette technique est indiquée chez les patientes n’ayant pas eu de radiothérapie, non fumeuses, avec un souhait d’augmentation de volume du sein controlatéral. Si ces indications sont respectées le résultat peut être très satisfaisants.

Les implants mammaires sont des corps étrangers et ne sont pas définitifs : des changements itératifs sont nécessaires.

Les inconvénients principaux sont la coque péri-prothétique (sein dur et déformé) et un sein reconstruit qui n’évolue pas de la même manière que le sein restant.

RECONSTRUCTION MAMMAIRE ET CANCER DU SEIN

La reconstruction mammaire n’est pas un facteur de risque de récidive de cancer du sein et n’empêche pas le suivi régulier défini.

Image
Image
Image
Prendre RDV en ligneDoctolib